La méthodologie des études

 
 

Index d'articles

  1. La révision des PPRI
  2. Les grandes étapes de la révision
  3. La méthodologie des études
  4. Les études d'aléas en détail
  5. Les cours d'eau et les systèmes de protection
  6. Les 3 scénarios d'inondabilité
  7. Et chez moi, c'est inondable ?

Un événement a minima centennal

Selon la méthodologie nationale, les PPRI doivent prendre en compte le plus fort événement connu à condition que celui-ci soit au minimum un événement de type centennal : c’est-à-dire ayant 1 chance sur 100 de se reproduire chaque année (on parle aussi de « période de retour de 100 ans »).

L’analyse des phénomènes hydrauliques locaux lors de la tempête Martin de 1999 a montré que cet événement possède une période de retour supérieure à 100 ans.

Les caractéristiques de la tempête Martin de 1999 ont donc servi de base pour la révision des 24 PPRI.

La prise en compte du réchauffement climatique

La réglementation impose également de prendre en compte, pour tous les événements liés à un phénomène maritime, la montée des eaux induites par le changement climatique. Cette dernière est basée sur les hypothèses du GIEC (Groupement d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).

Le futur PPRI prendra donc en compte :

  • un aléa de référence : il s’agit de l’événement de décembre 1999, auquel on ajoute une rehausse de 20 cm du niveau d’eau au Verdon pour intégrer la rehausse des océans depuis 15 ans.
  • Un aléa 2100 qui intègre une nouvelle rehausse de 40 cm du niveau d’eau de l’océan par rapport celui retenu pour l’aléa de référence. Il permet de s'assurer sur le long terme que les habitations construites aujourd'hui seront pérennes et d'apporter des prescriptions pour les projets d'urbanisation.
PPRI-Agglo-Bx-schema-alea-2100

Schéma aléa actuel / aléa 2100

L’analyse des systèmes de protection

Enfin, la méthodologie préconise d’analyser le rôle et la robustesse des ouvrages de protection. Cette recommandation est particulièrement pertinente sur l’agglomération bordelaise : ces protections jouent un rôle important, mais ont connu par le passé de nombreuses défaillances…

Cette analyse des ouvrages porte sur plusieurs aspects :

  • la détermination du niveau de protection d’un secteur, en fonction de la hauteur et l’état des ouvrages, au regard des hauteurs d’eau de l’aléa de référence…
  • la simulation de défaillances sur ces ouvrages afin d’en appréhender les conséquences.

 

Le recensement des enjeux présents sur le territoire

Lors des études, on s’attache également à identifier précisément les habitations, les activités économiques, les équipements et les infrastructures… qui constituent les « enjeux » du territoire. Ce terme englobe en effet l’ensemble des personnes, biens et activités susceptibles d’être affectés par l’inondation.

Ce recensement est ensuite reporté sur une carte qui distingue zones urbaines et zones naturelles, centres urbains, etc.

Le zonage et son règlement

Une fois l’aléa et les enjeux cartographiés, l’étape finale du Plan de Prévention du Risque Inondation consiste à établir « par superposition » le zonage du territoire et à rédiger le règlement applicable à chaque zone.

La couleur d’une zone dépend ainsi de deux facteurs : sa vulnérabilité au regard du risque d’inondation d’une part, la présence d’enjeux d’autre part.

Quant au règlement, basé sur des principes d’interdictions ou de prescriptions formulés dans un guide méthodologique national, il s’adaptera à la spécificité du territoire. Ce règlement s’appliquera notamment aux nouvelles constructions, à l’existant et à certains usages du sol (parking, remblai, réseaux...).

Il imposera également des mesures de réduction de la vulnérabilité aux inondations aux biens existants.

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