Les 3 scénarios d'inondabilité

 
 

Index d'articles

  1. La révision des PPRI
  2. Les grandes étapes de la révision
  3. La méthodologie des études
  4. Les études d'aléas en détail
  5. Les cours d'eau et les systèmes de protection
  6. Les 3 scénarios d'inondabilité
  7. Et chez moi, c'est inondable ?

La modélisation de l’aléa prend en compte de multiples phénomènes physiques, comme la marée, le vent, les débits des différents cours d’eau... De plus, plusieurs scénarios d’inondabilité ont été simulés afin d’intégrer les divers états possibles des ouvrages de protection.

1 : Si tous les ouvrages tiennent bon

Il s’agit d’un scénario utile pour calculer l’aléa (vitesses et hauteurs d’eau) dans les secteurs qui ne bénéficient pas d’ouvrages de protection :

  • on considère que les ouvrages suffisamment dimensionnés jouent leur rôle de protection ;
  • dans les secteurs non protégés, l’eau s’étend en fonction de la configuration des sols.

 

PPRI-Agglo-Bx_Situation-Reference_Artelia

Carte de la situation de référence

2 : Quand aucune protection n’est prise en compte

Ce scénario de « défaillance généralisée » est imposé par la réglementation. Cette dernière considère qu’il n’est pas possible de prévoir l’état des protections dans plusieurs décennies.

Dans la simulation, chaque digue subit donc une « ruine » complète : l’ouvrage est « effacé » de manière théorique sur toute sa longueur jusqu’au niveau du terrain naturel situé derrière lui.

Cette modélisation permet de définir la zone potentiellement inondable, donc devant être prise en compte dans l’évaluation du risque.

PPRI-Agglo-Bx_situation-sans-digue_Artelia

Carte de la situation sans digue

3 : Lorsqu’une défaillance sur une protection survient

L’objectif de ce scénario est de définir l’aléa en cas de défaillances des protections pour les zones en principe protégées. La simulation réalisée n’est pas la même selon la « pérennité » de chaque ouvrage, celle-ci assurant :

  • une efficacité suffisante par rapport au niveau de l’eau de l’aléa de référence ;
  • une solidité sur le long terme garantie via un entretien sur plusieurs décennies par un gestionnaire pérenne.

En fonction de ces garanties, chaque ouvrage est classé comme pérenne ou non pérenne, classement qui va influer sur le déroulement du scénario.

NB : dans tous les cas, une bande de précaution de 50 mètres minimum derrière l’ouvrage est appliquée, correspondant à la zone de danger immédiat : l’eau traversant une brèche se déverse à grande vitesse.

Pour les ouvrages pérennes

Comme le risque zéro n’existe pas, une ou plusieurs brèches peuvent néanmoins survenir sur un ouvrage pérenne (on parle de défaillance ponctuelle). Une simulation permet d’étudier la hauteur et la vitesse de l’eau juste derrière l’ouvrage dans pareille situation.

Chaque brèche est simulée alternativement sur chaque ouvrage du secteur hydraulique étudié, au moment le plus fort de l’événement de référence. Ces brèches se forment jusqu’au niveau du sol, de manière soudaine. Elles sont localisées de manière à prendre en compte les caractéristiques des terrains situés derrière (pentes, présences d’habitations…), dans une logique la plus sécuritaire.

 

Vidéo rupture de digue sur un secteur (Artelia)

 

Pour les ouvrages non pérennes

On simule un effacement complet de l’ouvrage (« ruine ») sur toute sa longueur, ceci jusqu’au niveau du terrain naturel situé juste derrière, et au moment de la basse-mer. Puis on observe la montée des eaux.

Pour chaque secteur hydraulique, on procède à l’effacement d’un ouvrage puis simultanément de plusieurs ouvrages. On superpose les résultats obtenus pour définir l’aléa.

NB : À ce jour seule la digue de Saint-Jean – Belcier est considérée comme pérenne au regard de l’événement de référence.

 

PPRI-Agglo-Bx_Zoom-defaillance-gen_Artelia

Zoom carte défaillance généralisée sur un secteur (Artelia)

De la zone inondable à la carte d’aléas de référence

À partir de ces simulations, une zone inondable est définie pour chaque scénario. Le logiciel de modélisation calcule également pour ces zones inondables les hauteurs et vitesses d’eau maximales obtenues. Ce sont ces deux critères qui définissent la nature de l’aléa, pour chaque zone concernée.

PPRI-Agglo-Bx_tableau-niveaux-aléas_Artelia

Tableau de définition de l’aléa (hauteurs/vitesses)

Ainsi, à chaque scénario correspond une carte d’inondation, laquelle est ensuite déclinée en carte d’aléa de référence.

Le « scénario de référence » pour l’ensemble du territoire étudié est donc une combinaison de ces trois types de scénarios, retenus pour chaque secteur en fonction de ses caractéristiques (présence ou non d’ouvrages pérennes).

 

PPRI-Agglo-Bx_2cartes-etat-reference_Artelia

Exemples de deux cartes (état de référence actuel)

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