Tous les plans de prévention des risques (PPR) en Gironde

Révision des plans de prévention des risques d’inondation (PPRi) de la rivière « Dordogne » sur les secteurs Castillon/Pujols et Pays Foyen

 
 

Index d'articles

  1. Sommaire
  2. Révision du plan de prévention du risque inondation de l’agglomération bordelaise
  3. Modification du Plan de Prévention des Risques d'Inondation (PPRi) de Blanquefort
  4. Révision des Plans de Préventions des Risques d’Inondation (PPRI) de la Garonne sur les secteurs Rions-Toulenne et Virelade-Le Tourne
  5. Révision des plans de prévention des risques d’inondation (PPRi) de la rivière « Dordogne » sur les secteurs Castillon/Pujols et Pays Foyen
  6. Le plan de prévention du risque submersion marine du Bassin d’Arcachon
  7. Révision du Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI) de la Garonne sur les secteurs de Saint Pierre d’Aurillac à La Réole
  8. Plan de Prévention des Risques Naturels prévisibles de mouvements de terrain sur les communes de Bayon-sur-Gironde, Bourg, Gauriac, Prignac-et-Marcamps, Saint-Seurin-de-Bourg, Tauriac et Villeneuve
  9. Plan de Prévention des Risques Naturels prévisibles de mouvements de terrain sur les communes de Saint-Germain-du-Puch, Croignon, Baron, Branne, Cabara, Camarsac, Espiet, Grezillac, Nérigean, Saint-Quentin-de-Baron et Daignac
  10. Plan de Prévention des Risques de mouvements de terrain sur les communes de Saint-Emilion, Saint-Laurent des Combes, Saint-Hippolyte et Saint Christophe des Bardes
  11. Plan de prévention des risques mouvements de terrain sur la commune de Latresne
  12. Plans de prévention des risques mouvements de terrain sur 16 communes du bassin de risque de Carignan-de-Bordeaux à Rions
  13. Révision du Plan de Prévention du Risque Incendie de Forêt sur la commune de Saint-Jean-d'Illac

La Dordogne, une rivière au débit important

Bénéficiant du climat humide et des fortes précipitations du Massif Central, la Dordogne connaît un débit d’eau abondant. Ce débit, qui varie en fonction des saisons - important en hiver, plus modéré en été - est en partie régulé par l’action de la dizaine de barrages hydrauliques situés en amont du département de la Gironde (les barrages corréziens du Chastang et de Bort-les-Orgues étant les plus importants). Ces ouvrages hydrauliques n’empêchent pas la rivière de déborder lors de très fortes précipitations, générant alors des crues importantes, notamment sur les secteurs de Castillon-la-Bataille et Sainte-Foy-la-Grande.

17 communes et plus de 2000 habitants exposés

Ces PPRi concernent 17 communes : Castillon-la-Bataille, Civrac-sur-Dordogne, Eynesse, Flaujagues, Juillac, Mouliets-et-Villemartin, Pessac-sur-Dordogne, Pineuilh, Saint-André-et-Appeles, Saint-Avit-de-Soulège, Saint-Avit-Saint-Nazaire, Sainte-Florence, Sainte-Foy-la-Grande, Saint-Jean-de-Blaignac, Saint-Magne-de-Castillon, Saint-Pey-de-Castets et Saint-Vincent-de-Pertignas. Ces communes sont regroupées sur deux communautés de communes, «la Communauté de communes de Castillon-Pujols » et « la Communauté de communes du Pays Foyen ».

Pourquoi réviser le PPRI ?

La révision du PPRi s’attache surtout à mieux prendre en compte l’existence des activités humaines en zone inondable, notamment la présence d’équipements sensibles.

Elle permet aussi dans certains cas d’intégrer de nouvelles données topographiques et hydrologiques. Concernant ces dernières, si l’on a conservé le même aléa de référence, certains facteurs comme la vitesse des eaux ou encore l’influence des digues ont également été analysés. La connaissance du risque s’en trouve ainsi améliorée.

Un zonage plus juste

La finalité de la révision des PPRi est d’aboutir à l’actualisation du périmètre des zones exposées au risque d’inondation, c’est-à-dire de définir un nouveau zonage plus en phase avec les enjeux du territoire et profitant de la connaissance plus fine de la topographie dans certains secteurs.

Les cartes éventuellement réalisées par les collectivités locales, généralement de niveau parcellaire, donc bien plus précises que celles du PPRI, constituent un élément d’actualisation du zonage du PPRI. Ces précisions cartographiques sont d’autant plus intéressantes qu’elles concernent des secteurs très bâtis, ou des limites entre zones inondables et zones constructibles. En croisant ces enjeux actualisés avec l’aléa (lui aussi mieux compris), il devient possible de reclasser certaines zones.

La grande crue de 1944, référence historique

Un PPRi se base en principe sur les effets de la crue la plus dévastatrice connue, à condition que les données sur cette crue, provoquée a minima par un débit centennal, soient exploitables. Or, sur le bassin versant de la Dordogne, il n’existe pas de données fiables sur ce type de crue. Il a donc fallu établir une simulation des effets d’une crue centennale (ayant 1 chance sur 100 de se reproduire chaque année : c’est sa « probabilité d’occurrence »).

La plus grande crue exploitable, qui date de 1944, a une période de retour de l’ordre de 40 ans. Toutefois, l’abaissement depuis cette époque du lit de la Dordogne conduit à ce qu’une crue centennale ait aujourd’hui des effets comparables à ceux de 1944. Cette crue a donc contribué en grande partie au calcul des effets d’une crue centennale, simulation permettant ensuite de réaliser la carte des aléas.

Quel rôle des barrages sur les crues centennales ?

Les barrages hydro-électriques de la Dordogne protègent certaines zones des crues les plus fréquentes (moins fortes que les crues décennales) en régulant les débits d’eau selon leur niveau de remplissage avant la crue. Mais, lors des crues centennales, ces barrages n’ont aucun effet.

Le nouveau PPRI approuvé après une phase de concertation

La révision du PPR Plan de prévention des risques a fait l’objet d’une phase de concertation, comprenant notamment :

-  La mise en place d’un comité de pilotage, sous l’égide du sous-préfet de Libourne, chargé de suivre toute la procédure de révision, d’examiner les propositions et de se prononcer sur le projet de révision et la définition du nouveau zonage ;

-  La concertation avec le public, à travers notamment l’organisation de plusieurs réunions publiques permettant de présenter les enjeux de la révision et sa méthodologie, puis le projet de règlement et de zonage réglementaire.

Au terme de cette concertation, le PPR Plan de prévention des risques a fait l’objet d’une enquête publique du 3 décembre 2012 au 11 janvier 2013, permettant de nouveau à toutes les parties prenantes concernées de s’exprimer. Le projet de PPRI a été approuvé le 19 juin 2013.