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Bilan 2020 des subventions d’investissement de l'État aux communes et intercommunalités de Gironde

 
 
Bilan 2020 des subventions d’investissement de l'État aux communes et intercommunalités de Gironde

  

Chaque année, l’État soutient l’investissement des communes au moyen de la dotation de soutien à l’investissement local (DSIL) et de la dotation d'équipement des territoires ruraux (DETR). Ces dotations permettent d’amorcer des projets d’intérêt général au plus près des communes : des travaux dans une école primaire, le déploiement du très haut débit, des équipements sportifs…
En Gironde en 2019 :
- la DSIL s’élevait à 10,6 millions d’euros et a bénéficié à 27 projets dans 22 communes et EPCI.
- la DETR (aide plus spécifique pour les communes rurales) atteignait 17,15 millions d’euros et a permis à 262 communes et EPCI de bénéficier de subventions pour 335 projets.
Soit au total : 27,7 millions d’euros.

> En 2020, le plan France Relance augmente d’une manière massive les montants de la DSIL :

    • En 2020, les communes et EPCI ont perçu leurs subventions de droit commun : 10, 7 M€ de DSIL et 17,2M€ de DETR
    • Mais le plan France Relance triple le montant total de DSIL par deux abondements exceptionnels de 9,6 M€ et 12,6M€ soit une DSIL de presque 33M€
    • Au total, en intégrant la DETR, les communes et EPCI vont donc recevoir 50M€ d’aide pour leurs investissements :
            ▪ C’est un montant massif représentant et il s’ajoute à tous les concours financiers de l’État qui sont maintenus.

> Ce triplement de la DSIL a un objectif  de court terme, c’est de soutenir immédiatement l’activité et l’emploi à travers 500 projets sur les communes de Gironde.     

    • Le BTP en Gironde c’est 26 000 salariés et 9 500 artisans et chefs d’entreprise. Le Plan de relance va leur permettre de remplir, dès à présent, les carnets de commande. Les projets retenus sont prêts : les chantiers sont déjà en cours ou seront lancés dans les prochaines semaines ou les prochains mois.
    • En triplant le soutien à la commande publique des communes, premiers maîtres d’ouvrage du département, c’est un soutien massif et rapide à l’emploi. Et ces emplois sauvés et créés, ce surcroît d’activité lié au BTP va se multiplier dans le reste de l’économie et ainsi permettre à la Gironde de traverser la crise.

> La méthode pour relancer l’économie c’est de faire jouer à plein l’effet de levier.     

    • En soutenant un projet, l’État permet souvent de boucler un plan de financement jusqu’alors impossible. Si bien que lorsqu’il apporte 1€, les collectivités peuvent abonder à parité, au double ou au triple.
    • Ces 50M€ vont donc générer ou garantir au moins 100M€ de commande publique : c’est un investissement inédit qui prépare l’avenir.
          

> L’objectif de long-terme, c’est de conforter, rénover et développer les services publics essentiels.     

    • D’une part, il s’agit de doter la Gironde des équipements nécessaires pour absorber l’augmentation de la population (+20 000 habitants par an sur les dix dernières années) et améliorer les services publics essentiels comme les réseaux d’eau, de chauffage, d’assainissement. Comme jamais auparavant, des chantiers nécessaires mais délaissés soit en raison de leur coût (réfection d’églises) soit en raison de leur complexité (réseaux d’assainissement) seront entrepris.
    • D’autre part, il s’agit de préparer l’avenir en investissant dans l’éducation et la transition énergétique, et de valoriser les atouts du département, notamment le patrimoine, pour renforcer son rayonnement et son potentiel de tourisme. Ce sont nos biens communs les plus fondamentaux qui seront soutenus : l’eau, l’école, notre culture, notre environnement, la solidarité, la sécurité. La Gironde d’après France Relance aura un patrimoine rénové, des bâtiments publics plus écologiques, des routes, des salles des fêtes, des écoles modernes. Ces investissements vont donc créer l’attractivité et les emplois de demain.
     

> Au total, c’est un plan de relance dont l’ambition est d’être immédiat, efficace et concret.

    • Les Girondins en verront la réalité : dans leur activité économique, dans leur quotidien de citoyen, dans les rues de leurs villes et dans leur paysage. La DSIL exceptionnel 2020 c’est la transformation du quotidien des Girondins avec entre autres:
      
    • La mise en valeur du patrimoine : la rénovation de la place de la citadelle à Blaye (45k€), la réfection d’églises : rénovation de la basilique d’Arcachon (55k€), de l’église de Comps (27k€) de Virsac (80k€), la réfection de la vieille halle à Ambares et Lagrave (100k€), la réfection du château de Castel à Floirac (175k€), la rénovation du musée de Blasimon (330 k€), la création d’un office de tourisme à Margaux-Cantenac (150k€), la réhabilitation du front de mer à Soulac-sur-mer (150k€).
    • La modernisation des équipements scolaires et sportifs : l’extension du groupe scolaire à Belin-Beliet (28k€), l’agrandissement de l’école de Mios (100k€), la création d’un plateau sportif dans le Cubzagais (35k€) la création du groupe scolaire au Taillan-Médoc (1,5M€)
    • La sécurisation et la modernisation des réseaux : au Teich pour les eaux usées (150k€) ou à Saint-Mariens (100k€), la mise en conformité de la station d’épuration de la CALI à Libourne et la rénovation du réseau d’eau potable (1,7k€)
    • Mais aussi la rénovation de nombreuses routes, l’installation de vidéo-protection...

 

> La DSIL exceptionnel va pouvoir aussi abonder des projets emblématiques :

    • Une dotation de 1 000 157,86€  a été attribuée pour la réalisation du complexe sportif de Mios pour un budget global de 3 757 167€. Ce projet structurant répond au besoin d’équipement sportif de la population et s’inscrit dans la transition énergétique grâce à la centrale photovoltaïque installée sur la toiture. Les travaux ont débuté en septembre pour une ouverture fin 2021.
    • Le désamiantage et la rénovation de la salle Ambroise Croizat de la Bourse du Travail à Bordeaux (120 000€ de DSIL sur un budget de 180 000€). Bâtiment emblématique du XXe siècle à Bordeaux, il a été classé monument historique. La fin des travaux est prévue en 2022.
    • La restauration de l’immeuble Dagut à Landiras : opération de rénovation globale de cette construction en pierre datant de 1800, à la fois architecturale et énergétique à hauteur de 171 875 € pour créer des logements pour jeunes travailleurs. La DSIL de 60 436,90 € permet d’effectuer des travaux d’isolation thermique et acoustique, installation électrique, système de chauffage et plomberie.
    • La restauration du château des Tardes à Saint-Macaire (120k€ de DSIL sur un budget de 240k€) : classée au titre des Monuments Historiques depuis 1997, la maison forte dite du « château des Tardes » est constituée de plusieurs bâtiments de périodes historiques variées (XIVème, XVIIème, XIXème siècle) formant un patrimoine qui nécessite des travaux d’entretien et de mise en valeur.
    • La rénovation du groupe scolaire d’Arsac : ce projet, qui comprend la restructuration, le réaménagement et l’extension des écoles maternelle et élémentaires va bénéficier de  500k€ de DSIL sur un budget de 820k€. La subvention va permettre la construction d’une salle d'activité commune (maternelle/élémentaire) et d’un préau, la rénovation de la salle de motricité de la maternelle, et la réhabilitation de la cour de l’école élémentaire.