Qu’appelle-t-on « le risque » ?

 
 

Index d'articles

  1. Prévenir le risque
  2. Qu’appelle-t-on « le risque » ?
  3. Les Plans de Prévention des Risques Submersion Marine
  4. Les PPRSM du Bassin d’Arcachon
  5. Qui fait quoi ?
  6. Comment calcule t-on la submersion ?
  7. Les enjeux humains : un recensement exhaustif
  8. Les principes du zonage et du règlement
  9. La concertation sur le PPR Submersion Marine
Les catastrophes naturelles sont, après les maladies, les événements qui provoquent le plus de dommages et de victimes. Difficilement prévisibles avec précision, on peut néanmoins estimer la probabilité qu’elles surviennent et évaluer leur intensité.

L’aléa

L’aléa représente l’événement, il se définit par :

  • le territoire qui serait soumis à l’événement. Son périmètre dépend de la configuration du terrain (topographie, géologie…)
  • l’intensité du phénomène (par exemple la hauteur et la vitesse des eaux)
  • la probabilité qu’il survienne sur une période donnée.

Pas de risque sans enjeux

On parle de « risque» lorsqu'un phénomène naturel dangereux (aléa) comme une submersion peut affecter un ensemble de personnes et de biens vulnérables (les enjeux).

Sans enjeux, ou sans aléa, pas de risque !

schéma aléa enjeux risque

 

Comment calculer la probabilité qu’un événement se produise ?

Les spécialistes estiment souvent la probabilité qu’un événement survienne : on parle alors de « période de retour » qui peut être par exemple :

  • trentennale (1 chance sur 30 de se produire chaque année)
  • cinquantennale (1 chance sur 50 de se produire chaque année)
  • centennale (1 chance sur 100 de se produire chaque année)

Attention : Il s’agit de probabilités statistiques, une période de retour trentenale ne veut pas dire que l’événement survient 1 fois tous les trente ans, il peut survenir deux années de suite et plus du tout pendant 60 ans !

L’enjeu et la vulnérabilité

L’enjeu est lié à la présence humaine : personnes, habitations, activités économiques, infrastructure. La densité de population et l’urbanisation sont ainsi des facteurs aggravants du risque.

Chaque bien ou personne dispose de sa propre vulnérabilité, plus ou moins forte selon :  

  • sa résistance face à l’évènement
  • sa résilience (ou capacité à retrouver un fonctionnement normal)

 

maison sur pilotis

Maison sur pilotis à Port Meyan (Observatoire Côte Aquitaine)
 Légende : « cette maison sur pilotis présente une vulnérabilité moindre aux inondations »

Ainsi, la vulnérabilité de chaque individu dépend de sa taille et de sa condition physique.

resistance personnes

Schéma de résistance des personnes au courant (Source : Guide méthodologique Etat)
 

Les atteintes potentielles aux vies humaines (noyade, électrocution, personnes isolées) sont bien sûr prépondérantes lorsqu’on cherche à qualifier les enjeux d’un site.