Communiqués et dossiers de presse

Évacuation du squat La Clairière à Gradignan

 
 
Évacuation du squat La Clairière à Gradignan

En exécution de la décision de justice du 3 octobre 2020 et à la demande de la mairie de Bordeaux, la préfète de Gironde a accordé le concours de la force publique afin de procéder ce matin à l’évacuation de l’ancien EHPAD Etablissement hébergeant des personnes âgées dépendantes La Clairière, rue Charles et Emile Lestage à Gradignan.

Cet établissement, propriété de la mairie de Bordeaux, était occupé de manière illégale par plusieurs dizaines de ressortissants étrangers, la plupart de nationalités étrangères (Albanie, Géorgie, Nigéria, Sierra Léone, Guinée, Cameroun, Niger, Sénégal, etc.) depuis le 13 juin 2020.

L’opération s’est déroulée dans le calme en présence des services de la direction départementale de la sécurité publique (DDSPDirection départementale de la sécurité publique), de la police aux frontières (PAF), de la direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS), de l’office français de l’immigration et de l’intégration (OFIIOffice français de l'immigration et de l'intégration), d’interprètes et de l’huissier de justice mandaté par le propriétaire des lieux.

Environ 70 personnes étaient sur le site au moment de l’intervention des forces de l’ordre. Toutes celles qui le souhaitaient ont été prises en charge par les services de l’État et se sont vues proposer une solution d’hébergement temporaire par l’État, le temps nécessaire à l’examen de leur situation administrative. Une centaine de places d’hébergement étaient mobilisées à cet effet en Gironde.

Au total, 47 personnes ont accepté la proposition de l’État : 41 ont été acheminées en bus dans des hôtels sur Bordeaux et 6 ont été conduites en centre d’accueil pour demandeur d’asile.

Les occupants ont pu récupérer leurs affaires personnelles. Le reste des biens a été stocké dans un garde-meubles par l’huissier de justice qui le tient à leur disposition pour une durée maximale de 2 mois comme le prévoit la loi.

Les personnes en situation régulière se verront proposer un hébergement et un accompagnement social. Les autres bénéficieront d’une aide au retour vers leur pays d’origine, l’absence de titre de séjour étant incompatible avec la prise en charge dans une structure d’accompagnement social financée par l’État.

Les lieux libérés ont été rendus à leur propriétaire qui se chargera de faire procéder à la sécurisation du site afin d’empêcher toute nouvelle intrusion.