Les protections contre les crues

 
 

Index d'articles

  1. Bordeaux, métropole inondable
  2. Estuaire et fleuve : des relations complexes
  3. Les mécanismes de débordement
  4. Les protections contre les crues

Subissant régulièrement des crues, l’homme a depuis longtemps cherché à se protéger contre les inondations. L’aménagement d’un profond chenal de navigation durant toute la seconde partie du XIXe siècle a contribué à réduire l’importance des crues. À cette même période débuta la construction des premiers ouvrages de protection, les chantiers se poursuivant au fil des siècles… et encore aujourd’hui.

Les travaux d’aménagements au fil du temps

Le XIXe siècle a vu la construction de plusieurs ouvrages majeurs sur la commune de Bordeaux. Entre 1846 et 1856, un quai est érigé entre la douane et l’entrepôt. Cinq années plus tard, la première digue est réalisée au droit du viaduc ferroviaire. En 1879, un premier bassin à flot est construit.

Le XXe siècle voit la construction de la digue protégeant La Bastide et Floirac, dont les travaux commencèrent en 1930, avec des renforcements au fil des décennies. En 1935, la digue de Vimemey est bâtie afin d’empêcher la Garonne d’emprunter son ancien lit en coupant la boucle de Bordeaux-Bastide.

Les différents types de protection

Plusieurs types d’aménagements contribuent à la protection contre les inondations. Les plus fréquentes sont les digues, qui peuvent être en terre, en béton, en rochers.

PPRI-Agglo-Bx_digue-beton
PPRI-Agglo-Bx_digue-terre
Digue en béton (rive droite sud) Digue en terre (rive droite nord)

La construction de certaines infrastructures peut aussi jouer, dans une certaine mesure, un rôle de barrage aux eaux. C’est par exemple le cas de la rocade bordelaise à Bruges, placée à l’endroit même où, en 1952, les hommes tentaient de contenir les inondations. Par ailleurs, la création du Lac de Bordeaux a entrainé – outre l’assèchement des marécages - l’aménagement de hauts remblais qui protègent en partie les bas quartiers de Bruges.

D’autres ouvrages, comme les fossés, participent également à une bonne gestion des eaux. Certains d’entre eux sont munis de portes permettant de bloquer ou favoriser l’écoulement des eaux. Ces ouvrages sont notamment utiles lors de la décrue, pour accélérer le retour des eaux dans leur lit mineur (on parle de ressuyage).

Des protections fragiles

Les divers ouvrages de protection construits au fil du temps diminuent la sensibilité de l’agglomération aux crues. Toutefois, la récurrence des ruptures de digues au fil des événements passés interroge.

Ces ruptures ont en effet entrainé des graves inondations dans des secteurs censés être protégés, parfois jusqu’à plusieurs centaines de mètres derrière l’ouvrage.

Aujourd’hui, de nombreuses zones historiques d’inondation sont protégées par des ouvrages. Elles restent néanmoins sensibles au risque de rupture (ou de débordement) de digues. Ce risque est encore plus préoccupant lorsque le niveau du sol est plus bas que la digue, comme à :

  • La Bastide, certains secteurs de Floirac et de Cenon
  • les quartiers en contrebas du Lac à Bordeaux, Bacalan ou aux Bassins à flots.

Retour Menu Principal