Histoire des inondations

La tempête Martin de 1999

 
 

Index d'articles

  1. Histoire des inondations
  2. La tempête Martin de 1999
  3. Un territoire attractif

La violence de la tempête Martin qui a traversé la France reste encore dans toutes les mémoires. Autour de Bordeaux, la crue de la Garonne, particulièrement brutale et importante, a également marqué les esprits. En l’espace de quelques minutes, les quais de Bordeaux furent inondés, les passants surpris ne pouvant plus regagner leur domicile.

Des inondations dans toute l’agglomération

 

À Bordeaux, la montée des eaux a entrainé des inondations dans une partie du quartier de Bacalan, avec 50 cm au niveau des cours du Médoc et Edouard Vaillant. Le quartier voisin des Chartrons baignait lui aussi en partie dans 30 cm d’eau. En face, sur la rive droite, La Bastide subissait les assauts des vagues poussées par les vents violents.

Plusieurs digues ont rompu dans divers lieux de l’agglomération : à proximité de l’écluse de la Bécassine à Blanquefort (où l’eau s’est propagée presque partout jusqu’au chemin de Labarde), à Latresne au droit du Port de l’Homme, à Parempuyre au niveau de Valier. À Bègles, la rue Marcel Sembat est sous l’eau au niveau du groupe scolaire.

 

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Zoom sur l’inondation à La Bastide

Certaines rues ont été submergées dans un premier temps par les remontées des réseaux d’eau pluviale, eux-mêmes saturés par les eaux du fleuve envahissant le quai des Queyries. Mais très vite, ce furent bien les flots de La Garonne qui envahirent La Bastide. L’eau s’est alors propagée en suivant les rues Alaux, Reignier et Hortense, jusqu’à la rue Carde. On estime que dans certains passages étroits, les courants pouvaient atteindre 2 mètres/secondes. La hauteur des terrains a déterminé les niveaux d’eau dans les rues. Certains secteurs élevés n’étaient même pas inondés (terrains derrière le Mégarama, avenue Abadie...). Inversement, lors de la décrue, certaines zones basses sont restées longtemps noyées : rue Hortense et Reignier, une partie de la rue Carde, les jardins de la rue Nuyens…

Les plus hautes eaux connues

La tempête de décembre 1999 a engendré les plus hauts niveaux d’eau connus du lit mineur de la Garonne : 7,05 m à l’échelle du Pont de pierre (soit 5,24 mètres NGF). Cette hauteur est d’autant plus exceptionnelle que le coefficient de marée était modeste (77) : ce sont en fait les vents et la baisse de pression atmosphérique qui ont entrainé une surcote de 2,25 m à Bordeaux (1,55 m au Verdon).

Même les crues les plus remarquables recensées sur le bassin de la Garonne (1930, 1875, 1879, 1952) n’avaient pas atteint un tel niveau.

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Le pont de Pierre, un bon indicateur de la montée des eaux pour les Bordelais

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