Le risque d'incendie de forêt

 
 

Un feu de forêt peut être d’origine naturelle (action de la foudre, d’une éruption volcanique, etc.) ou humaine : soit de manière intentionnelle (conflit d’occupation du sol, pyromanie...), ou bien résultant d’une imprudence (barbecue, mégot de cigarette, feu d’écobuage mal contrôlé, travaux...). Il peut également être provoqué par des infrastructures (ligne de transport d’énergie, dépôt d’ordures, ligne de chemin de fer, etc.).

Pour qu’il y ait inflammation et combustion, trois facteurs doivent être réunis :

  1. Présence d’un combustible, qui peut être n’importe quel matériau susceptible de brûler
  2. Présence d’une source externe de chaleur (flamme ou étincelle)
  3. Présence d’oxygène pour alimenter le feu.

La Gironde, département particulièrement sensible aux feux de forêt

En Gironde, la forêt couvre 483 222 hectares soit près de la moitié (45 %) de la superficie du département. Cet ensemble forestier est essentiellement constitué de forêts privées (96 %).

La sensibilité au feu de forêt n’est pas la même partout en Gironde. Outre la forêt landaise proprement dite, on trouve :

  • les forêts périurbaines, en bordure de routes et de voies ferrées (davantage exposées du fait de leur proximité des activités humaines) ;
  • les forêts du littoral, très fréquentées en été et où le relief rend difficiles les interventions ;
  • les terrains militaires (où il est difficile d’intervenir notamment du fait de la présence de munitions non explosées) ;
  •  les secteurs en voie de boisement du fait de l’abandon de l’agriculture.

159 communes sont considérées comme particulièrement sensibles au risque « feu de forêt ». Elles sont classées « communes forestières » et répertoriées dans le règlement départemental de protection de la forêt contre les incendies.

Plusieurs facteurs aggravants

La forêt départementale est en grande partie composée de pin maritime, essence résineuse de nature hautement inflammable. La forêt des Landes de Gascogne bénéficie d’un entretien régulier de la végétation et des réseaux d’accès. Toutefois, les nombreux chablis (arbres morts couchés particulièrement inflammables) consécutifs à la tempête de décembre 1999 n’ont pas pu être tous dégagés (dans le Nord-Gironde et le Nord-Médoc notamment), ce qui amplifie les risques de propagation de feux de forêt et ralentit la progression des moyens de secours et de lutte contre les incendies.

Certains végétaux comme la molinie (graminée) et les fougères (dont les feuilles sont sèches en fin d’hiver) aggravent le risque : ils constituent un combustible pouvant propager le feu à des vitesses impressionnantes sous l’effet du vent sec d’est qui souffle au début du printemps.

Par ailleurs, les sols essentiellement sableux, très humides en hiver et au printemps (du fait de la remontée de la nappe phréatique) ont tendance à embourber les véhicules de lutte contre les incendies.

Ainsi, les incendies sont plus fréquents au cours des mois de mars et avril, les mois d’été constituant une deuxième période sensible du fait des effets conjugués de la sécheresse et d’une faible teneur en eau des végétaux, à laquelle s’ajoute une forte fréquentation touristique de ces espaces.

Plus de 1000 départs de feu chaque année

Depuis 1986, le département connaît une moyenne annuelle de 1 143 départs de feu et de 1 283 hectares incendiés. La Gironde porte ainsi le triste record du département français comptant le plus grand nombre de départs de feu de végétation entre 1991 et 2003.

Les origines de ces départs de feu depuis 1991 se répartissent comme suit : accidentelle (26 %), inconnue (60 %), imprudence (5 %), malveillance (4 %), foudre (5 %).

Les incendies les plus dévastateurs en Gironde

1949 – Cestas : 140 000 hectares et 82 morts
1989 – Le Porge : 3 700 hectares
1990 – Salaunes : 5 600 hectares
2002 – Hourtin : 1 500 hectares
2011 - Lacanau : 306 hectares
2012 - Lacanau : 634 hectares

Que faire face à ce risque ?
AVANT :
Trois questions fondamentales:

Comment protéger sa maison ? Débroussailler et vérifier l’état de la toiture et des fermetures.

Comment se déplacer ? Identifier les chemins d’évacuation et les abris

Comment lutter contre le feu ? Prévoir des moyens : points d’eau, matériels…

PENDANT :

 

Que faire lorsque l’on est témoin d’un départ de feu ?

Informer les pompiers

Attaquer le feu ou fuir à la recherche d’un abri (en étant dos au feu et en protégeant sa respiration à l'aide d'un linge humide)

 

Pour un bâtiment

À l’extérieur : Ouvrir le portail, éloigner les bouteilles de gaz, rentrer les tuyaux d’arrosage

À l’intérieur : Fermer les bouteilles de gaz, fermer et arroser les volets, les portes et les fenêtres et placer des linges humides devant les aérations.

APRÈS  Éteindre les foyers résiduels
Comment puis-je m’informer ?

Auprès de ma mairie, de la préfecture de Gironde, du service départemental d’incendie et de secours ou bien de l’office national des forêts (ONF).

Documents à télécharger

Télécharger l'Ordre d'Opérations Départemental Feux de Forêt 2017 relatif à l'organisation de la lutte contre les incendies de forêts

> GUIDE OPS_OODFF 2017 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 6,34 Mb